La stabilité des distribution linux

/!\ Avertissement : le sujet a un potentiel de trolling assez élevé. Je me permets de poser tout de même la question car elle me semble pertinente et que je ne trouve pas de réponse claire sur internet d’une part, et que les usagés de ce forum me semblent généralement assez calmes d’autre part. Mais merci de faire attention tout de même. /!\

Bonjour,
Le monde de Linux est connue pour sa grande diversité, et il serait vain de comparer tout un tas de distribution n’ayant de base pas les même objectifs, et ce ne sera pas le sujet de ce topic. Par contre, il probablement possible de les classifier sur un critère. Ça ne veux pas dire qu’elle la mieux classée est meilleur que les autres, mais ça voudra dire qu’elle sera meilleure que les autres sur ce critère précisément. Certains critères sont faciles à évalués (entreprise vs. communautaire, qualité de la doc dans une langue données, présence de la communauté en support, nombre de paquet officiellement supportés, etc).

Cependant l’un des critère qui m’intéresse l’est beaucoup plus difficilement : la stabilité. Ça a pourtant un impacte non négligeable pour évaluer le temps qu’on va passer à faire simplement de la maintenance.

Déjà parce que c’est compliqué à évaluer : la stabilité ça inclut non seulement la fréquence de casse (mais il faudrait aussi tenir compte des différence de fréquence des mises à jour pour ne pas biaiser le calcul), mais aussi la gravité de la casse (un raccourci clavier qui marche pas ou impossible de lancer l’environnement graphique ?), la facilité de réparation, le temps nécessaire avant que le problème ne soit résolut tout seul dans une prochaine mise à jour…

Ensuite parce qu’il faudrait évaluer la stabilité de l’ensemble des paquets officiellement supportés. Sauf qu’un gnome-desktop peut être moins bugué sur fedora que sur manjaro alors que ce sera l’inverse sur un KDE (exemple fictif, c’est pas le sujet). Sauf aussi, que le nombre de paquets n’est pas le même sur toute les distrib.

Cela étant posé, existe-t-il des comparaison entre les différentes distribution ? Il me semble que c’est pourtant l’un des premiers critère de choix lorsqu’on a définis l’usage qu’on veux faire de sa machine, et je n’arrive pas à avoir ce genre d’information.

Ok, on trouve sur internet que Debian-stable est ce qu’il se fait de mieux en terme de stabilité. Normal, c’est leur objectif. Ça conviendra très bien pour des serveurs qui doivent redémarrer une fois tout les cinq ans ou pour de l’embarqué. Ce n’est pas mon cas. Viens ensuite tout le reste. Manjaro se prétends stable. Debian testing et sid s’en défendent. Pourtant les utilisateurs de manjaro recommandent de bien lire les news avant d’installer les mises à jours et d’attendre quelques jours après leur parution si on veut pas être emmerdé. J’utilise depuis plusieurs années une Fedora sous KDE réputée non-stable. Il y a effectivement quelques bugs mineurs, mais rien de très violent finalement.

Du coups ma problématique : comment classer les distributions, aussi objectivement que possible, sur ce seul critère de stabilité, pour une utilisation bureautique (pas la peine d’inclure des distributions ésotériques qui se destinent uniquement au calculs scientifique ou au pilotage en temps réel d’un système embarqué) ? On pourrait même inclure dans ce classement Windows à titre de référence, du fait qu’il est utilisé en prod’ dans la plupart des entreprise et de ce fait parle à tout le monde.

J’ai une vague idée pour les quelques distributions que j’ai un peu utilisées sur le long terme (À savoir Debian stable, que j’ai quittées pour causes de versions de logiciels trop anciennes, et Fedora). Mais j’aimerai essayer autre chose, et comme à chaque fois c’est précisément cette information qu’il me manque et que je n’arrive pas à trouver.

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Salut,

D’expérience, Linux est, pour moi, une certitude. Et, surtout, mon boulot me confronte plus aux problématiques du monde Microsoft. Ce qui fait penché la balance vers Linux. Dont je suis pleinement satisfait. Donc mon avis est biaisé.

Avec Microsoft, je suis déjà tombé sur des problèmes qui n’ont jamais été solutionnés. Et mes recherches sur internet me montrent généralement que je ne suis pas un cas isolé. Et généralement, je dois faire une virage à 70° pour parvenir à mes fins. Souvent, des choses simples à concevoir sont compliqué à mettre en œuvre. Cela me mine souvent le moral. Je dois réagir généralement vite à un problème car la demande est pressante et je ne peux le faire. Un autre soucis de Windows, ce sont les mises à jour. Certaines arrivent à déstabiliser une application sans qu’on sache pourquoi. Et trouver la raison sur le web est loin d’une sinécure. Cela m’est arrivé récemment avec un correctifs pour Office qui faisait planter Outlook. J’ai mis un bon moment pour trouver le coupable. Mais en attendant, tous mes collègues étaient embêté. Et j’attends toujours un bon moment avant de valider les correctifs pour installation au cas où un des mes sites de veille informatique me parle d’un tel fait gênant. Et pour info, j’ai encore plusieurs collègues qui ont des soucis d’Outlook et, pour lesquels, la seule solution est une réinstallation complète du logiciel (la réparation hors-ligne ou en-ligne n’ont pas résolu le soucis). Sans compter les mises à jour système qui bloquent l’usage du PC durant deux bonnes heures. Lorsque je sais que je vais préparer une mise à niveau, j’essaie de prévoir cela durant les congés de mes collègues afin de ne pas imputer ce délai improductif. Une autre mise-à-jour de notre Exchange signifie toujours qu’un service ne démarre jamais au redémarrage après mis à jour. La raison ? Aucune idée. Bref, de mon expérience de 10 années d’administrateur système, le monde Microsoft n’est pas un monde merveilleux.

Maintenant, loin de moi l’idée de dire que Linux l’est. J’ai souvent rencontré des soucis. Mais généralement, je trouve une solution au problème ou je me sens orienté vers la résolution par différents propositions trouvées ci et là. Ce qui me plaît énormément, c’est que je peux faire la mise à jour du système sans devoir arrêter un long moment mon travail (que ce soit sur le moment ou après le redémarrage). J’ai plus l’impression de maîtriser ce que je fais. De pouvoir comprendre et apprendre.

Mais je suis d’accord pour dire qu’il faut souvent mettre la main à la pâte. Mais une fois que tout est en place, nous n’avons pas plus de soucis qu’une machine Windows.

Autrement, si on garde le point de vue de la personne lambda, je ne peux dire qu’une chose. Quand quelque chose ne va pas et qu’elle ne trouve pas d’elle-même, elle fera appel à quelqu’un qui « s’y connaît ». Et on trouve plus de personne qui ont fait face à Windows que celles qui s’y touche en Linux.

Et dans le monde Apple (que je connais que très peu: quelques smartphones, quelques tablettes, un ou deux portables, quelques soucis), généralement, les personnes qui s’orientent vers cette solution, s’attendent à ce que tout fonctionne sans rien avoir à faire. Mais quand il y a un pépin, c’est direction le fabricant car « il faut que ça fonctionne ». C’est d’ailleurs comme ça j’opère pour les appareils de cette marque: je contacte un pro officiel. Car de moi-même, j’aurai du mal à faire quelque chose de productif car je n’y connais rien (enfin pas grand chose, je sais que c’est du BSD derrière, donc une formulation Unix mais c’est tout)

Maintenant au sujet du choix de la distribution. Je me rappelle de mes débuts avec Linux. Je passe sur les downloads et cross-compilation du code source pour une install à la main qui ne marchait quasi jamais :slight_smile: Ou des DVD trouvés dans les magasines tout en anglais où on comprenait quasi rien. Au final j’avais réussi à dégotter un Suse sur 7 DVD (ou CD? je ne me souviens plus) et c’était vraiment une avancée. En tout cas, celle qui m’a fait dire: « OK, c’est un truc comme ça que je veux » (même si maintenant, je fais mon propre script d’install d’une distribution Arch Linux pour n’avoir que le nécessaire requis - que je déconseille, en passant, aux néophytes)

Mais alors, je m’étais posé la question: « quelle distribution est la mieux pour moi ? » Et j’étais tombé sur un le site QuebecOS qui est (était) la version francisée de DistroWatch. Là on peut faire une recherche d’une distribution selon différents critères. Cela peut être un point de départ.

Finalement, il ne faut pas oublié qu’un logiciel nécessite (nécessitera toujours?) une maintenance. Et cette maintenance n’est pas gratuite. Elle peut être sur base bénévole cependant; ce qui est tout de même du temps accordé à autrui. Donc, la stabilité, ou la volonté d’atteindre une certaine stabilité, peut également être obtenue via des distributions commerciales comme « Red Hat Enterprise », « Suse Enterprise ». Je pense même qu’il doit exister des distribution commerciales orientées « particuliers ». Je n’ai pourtant pas d’exemple à fournir. Dans ce cas là, vu que c’est un contrat et qu’il est certainement noté qu’un support est fourni. Le moindre soucis devrait être solutionné par la société émettrice.

En tout cas, au final, j’en ai déjà tellement vu question bug, inconfort, incompatibilité, plantage, etc. Quel que soit le domaine ou la marque. Que je me demande parfois, si ce n’est tout simplement un apriori qu’on a au fond de nous qui nous pousse à faire un choix que l’on considère sensé.

Ceci n’est que mon avis. Si tu peux en tirer quelque chose qui te sera utile, ça me fera déjà bien plaisir. :wink:

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Hello l’ami !

Utilisateur de Linux Mint (distribution basée sur Ubuntu elle-même basée sur Debian) depuis plusieurs années, je ne peux que m’enthousiasmer sur l’aspect « stabilité » et surtout sur la simplicité d’utilisation des environnements proposés (Cinnamon, Mate ou l’excellent Xfce). Et pourtant, je suis un utilisateur plus qu’exigeant et plus qu’averti…

Exigeant dans le sens où j’ai besoin d’outils aboutis et stables dans les domaines de la bureautique, de la musique, de la vidéo et du graphisme. Averti dans le sens où j’œuvre régulièrement dans des assos ou collectifs que je remets d’aplomb grâce à des distributions Linux et autres solutions libres.

Mes parents (80 ans tous les deux) me disent qu’ils « revivent » (je les cite…) depuis que j’ai remplacé leur système Windows poussif et complexe par un système Linux (ici Linux Mint Xfce), ils peuvent surfer sur Internet, écouter des radios, streamer leur musique sur leur système Sonos, bref un vrai bonheur pour eux qui avaient remisé leur machine tant elle « ramait » et tant elle était compliquée à maintenir. Cela fait 3 ans désormais, ils habitent à plusieurs centaines kilomètres de chez moi et il n’y a aucun problème. J’ai activé les mises à jour automatiques du système et, à ce jour : zéro problème alors qu’ils en font une utilisation quotidienne.

Bien évidement il y a d’autres distributions Linux qui proposent une telle stabilité et une telle simplicité d’usage mais, ayant peu d’expérience sur le long terme, je préfère ne parler que de Linux Mint que je connais très bien. Certains me diront : « mais oui c’est normal que tu t’en sorte bien avec une distribution Linux, tu es tombé dedans quand tu étais petit ! »… Que nenni, quand j’étais petit, Microsoft Windows n’existait pas et je faisais mon apprentissage avec un ZX81, un Oric puis un Atari ST et son environnement graphique qui proposait déjà un bureau, une corbeille, des icônes etc… Sur Linux, jamais je ne mets les mains dans le cambouis pour que cela fonctionne car je me mets à la place des futurs utilisateurs à qui je vais leur faire découvrir Linux… Donc, la ligne de commande : très peu pour moi, les distributions Linux actuelles doivent savoir fonctionner sans et c’est le cas pour nombreuses d’entre elles.

Voilà, en espérant que mon expérience t’éclaire…

Bon week-end !

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Oui, bien sûr, nous somme a peu près d’accords sur la plupart des points.

Certes, mais concrètement cette information est facile d’accès. Donc l’utilisateur la prendra en compte à l’usage. S’il veut que la maintenance soit faite en boutique ce sera du Apple ou n’importe quelle distri avec un prestataire qui s’en occupe. Si tu installes un linux sur l’ordi de ta belle-mère vous savez tout les deux que la maintenance ce sera toi. Si c’est pour ton ordi perso, ce sera probablement la même chose.

Par contre le temps de maintenance est très difficile à évaluer. Si tu dois installer linux chez ta belle-mère en sachant que c’est toi qui va t’y coller dès qu’il y aura un problème, il est claire que tu prendras pas une Arch ou une FreeBSD. Par contre Unbuntu ? Debian stable ? Debian Sid ? CentOS ? Mint ?

De même en tant que particulier on fait rarement appel à un prestataire externe pour cette maintenance. Cependant la complexité acceptable est très variable d’un individu à l’autre. Typiquement, dans mon cas je sais que je veux passer le moins de temps possible à faire cette maintenance, tout en étant prêt à en accepter un peu pour avoir des logiciels un minimum récents. Ça exclu les Arch, BSD et tout ces truc. Ça exclu Debian-Stable, mais pas forcément la Sid. En fait j’en sais rien pour la Sid.

Bref, la seule information sur la facilité de maintenance est ce que prétendent les dev’ de la distrib’ elle-même, mais tout en ayant des standards de référence très variable. Après faut faire confiance aux utilisateurs… qui ont des niveaux différents, un temps libre différent, des usages différents.

Pour ce qui est de distrowatch, il a tendance à me suggérer systématiquement manjaro en première position, sans que je sache vraiment pourquoi.
Du coups, personne se sais s’il y a déjà eu des tentative de comparatif un minimum objective sur le sujet ?

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Hello,

Bien sûr, je ne connais pas toutes les distributions – je n’ai même jamais entendu parler de Manjaro – mais voici un avis complètement partiel.

Les plus stables seront debian stable et Redhat – les 2 ont cette stabilité comme objectif.
Ensuite, ben c’est plus vague, et chacun aura son opinion en fonction de son vécu. Personnellement, j’ai eu des soucis avec Ubuntu lors de mises à jour graphiques qui ont supprimé le serveur X (en gros). Mais je connais pleins de gens qui n’ont jamais eu de soucis avec cette distribution…
On peut probablement mettre ici « tout ce qui est suffisamment utilisé » et "orienté (plus ou moins) grand public (linux) : Debian testing, Ubuntu, Fedora, CentOS, Manjaro, Mint, Suse, …

Ensuite, si je continue ma liste, je mettrais des distributions plus spécifiques, qui donc t’intéressent moins.

La stabilité d’un système est complètement sujettes à un bon nombre de biais.

Trouverait-on un site qui donnerai un comparatif de distribution.

Sur quels critères ? Nombre de plantage durant les mise à jour, problèmes régulièrement recontrés, etc ? En tenant compte des évènements inverses (aucun soucis)

Qui fournira ces informations ? Les usagers, les professionnels, les prestataires ?

Qui prendra le temps de remplir ces informations ? Les personnes qui râlent sur un point particulier ? Celles qui n’ont pas subi le même désagrément aussi ? Celles qui sont aveuglément satisfaites ?

Sans oublier que la plupart des gens ne font pas toujours la distinction entre un problème qui est propre à la distribution par rapport à un autre propre à un système sous-jacent. Par exemple, est-ce qu’un problème de kernel rapportée plus régulièrement sur une distribution fait d’elle une moins bonne distribution ? Cela peut dépendre du nombre d’usager. Plus il y en a, plus le problème prend de l’importance, plus la distribution descendrait du classement.

Est-ce qu’on ne peut pas considéré qu’un soucis du gestionnaire de fenêtre est tout de même tributaire de la distribution ? Cela pourrait l’être si c’est du fait d’une mauvaise configuration des mainteneurs.

En me suivant mon avis basé sur des constats empiriques, je vois plus de gens qui râlent que l’inverse. Donc, en supposant, toujours de mon point de vue, que quelqu’un qui s’y connait émettra moins de commentaires négatifs, il est fort à parier que celles qui vont émerger seront des distributions orientées technophiles.

En outre, cela peut être contre-balancé par un démarchage promotionnel ciblé (pour exemple fictif: Ubuntu demanderait à sa communauté de remplir un max de données positives sur de tels sites de comparaison)

De plus, il faudra également tenir compte de l’évolutivité du système. Il arrive parfois qu’une distribution change de sous-système. Voire, pire, garde la possibilité du choix de l’alternative pour une même version de la distribution (par exemple, Xorg cohabitant avec Wayland). Un problème dans une variante entraînerait un report vers l’autre. Ou pour éviter cet écueil, il faudra tenir compte de cette variante comme une autre distribution.

Par ailleurs, as-tu déjà vu une liste des différentes distributions possibles ? (Linux — Wikipédia)

Cela me semble être une tâche herculéenne qu’on aurait donné à Sisyphe.

Finalement, la plupart des distributions sont basées sur d’autres (Debian, Red Hat, Fedora, Arch, …) Il me semble plus sage de baser ses hypothèses sur celles-ci. Mais là encore les arguments précédents restent pertinents.

La seule base de stabilité qui me semble être la plus adéquate est la connaissance que nous avons de l’objet à contrôler.

Avec la connaissance, nous pouvons agir ou comprendre. Une personne lambda, qui n’est pas intéressée par le contrôle de l’objet et, donc, de sa stabilité, demandera toujours à un tiers de résoudre les problèmes.

(Je viens encore de rencontrer un problème sur une des deux machines identiques que je configure en même temps. Je doute qu’une personne ne s’y connaissant pas pourrait le résoudre seule. Et ce n’est pas une distribution Linux; c’est un système sensé être stable et blanc de blanc.)

Pour abus d’argumentation, je ne me vois pas faire une réparation ou voir où se situerait la source d’une panne de ma voiture si ce n’est d’avoir oublié de mettre de l’essence ou d’avoir perdu les clés. J’irai voir un spécialiste ou quelqu’un qui s’y connait. Pareillement, je fais faire mes entretiens réguliers. Je pourrais prendre le temps d’apprendre mais ce ne sera pas le cas car cela ne m’intéresse pas. Je ne vois pas pourquoi cela serait autrement en ce qui concerne l’informatique pour autrui.

Et pour finir avec l’analogie automobile. On aura beau dire qu’une marque est meilleure qu’une autre. Il arrive toujours un problème avec un modèle ou l’autre. Et entre nous, je ne suis pas sûr qu’il existe un référent qui détermine la fiabilité de tous les modèles existant. Et, personnellement, j’aurai du mal d’y accorder crédit sans connaître les méthodes de notation et les sources de données. Et je redoute que mon argumentation sur les distributions s’appliquent également à ce sujet.

Sincèrement, je pense que tu recherches une chimère.

Bonjour,

Je suis utilisateur quotidien de GNU/Linux Mint (base Debian) depuis 10 ans, développeur C/C++ et Java, absolument pas administrateur système.
J’ai converti mon adolescente de fille et ma psychothérapeute de femme à l’usage de GNU/Linux : pour elles, c’est transparent, je donne des coups de pouce deux fois par an, en général sur des points que j’avais mal configurés au départ.

Je suis très content de GNU/Linux, d’autant plus qu’au boulot, on m’impose Microsoft Windows, j’ai de quoi comparer.
Stabilité : totale.

Seul bémol : je n’ai jamais réussi à migrer Mint de version majeure en version majeure, les mises à jour continues passent bien mais passer de 17 à 18, de 18 à 19 ou de 19 à 20 a toujours nécessité l’utilisation d’un stick USB et une réinstallation complète. Comme les « home » sont sur une partition séparée du reste, j’ai juste à réinstaller mes logiciels dans une version actualisée. Finalement, c’est un mal pour un bien !

En conclusion : le seul problème que j’ai pu observer se situe entre la chaise et le clavier… :wink:

Bonjour,
Si vous êtes convaincu par la stabilité de Debian la seule raison que vous donnez pour rejeter cette distribution ne tient pas. Debian permet de faire bien d’autre choses que ce à quoi vous la cantonnez…
Si l’on suit votre raisonnement, 1) ma priorité est la stabilité 2) il existe une distribution qui répond à ce besoin 3) je la rejette pour une raison imaginaire, on comprend que vous tourniez en rond…
J’utilise Debian depuis des années pour motoriser mon ordi perso avec lequel j’ai fait plein de truc : de la bureautique, du dév, de la retouche photo, du montage vidéo, de la conception graphique, gestion de photothèque, discothèque et j’en passe… Je l’utilise sous KDE, au moins depuis Wheezy,peut-être Squeeze. J’ai upgradé à chaque fois sans jamais avoir à réinstaller l’OS.
Pour les ami⋅es qui abandonnent Window$ et ne veulent pas faire d’informatique, j’installe Mint depuis quelques années, généralement avec Mate, parfois avec Cinnamon sur des ordis plus récents. J’ai apprécié Mint pour sa stabilité, la logithèque, la facilité et la propreté de mise à jour que je trouve super importante pour les utilisatrices-eurs.

Quelles qu’aient été les distributions auxquelles je me suis frottées, aucune ne garantissait un changement de version majeure sans accrocs dès l’instant où on installait des paquets à la main ou depuis des dépôt non officiels. C’est le deal et ça me paraît pleinement raisonnable et justifié pour ne pas dire inévitable. Et si on a fait un écart, on remet tout en ordre avant d’upgrader ; ce qui inclut également de se débarrasser des applis qui ne sont plus packagées par la distrib. C’est douloureux mais il faut savoir ce que l’on veut. Si on tient absolument à installer tout ce qui brille à droite ou à gauche, avec un minimum d’effort, que la distribution ronronne et que les mises à jour se fassent toutes seules y compris les upgrades, on sera toujours déçu⋅e. C’est un problème de posture pas de distribution :wink:
Dans le registre des motifs d’abandon entre versions majeurs, ceux avancés par Mint (sur les paquets que j’avais installés) m’ont toujours paru justifiés. Ce qui n’enlève rien au fait que ce soit très chiant :smiley:
Enfin, que ce soit sur Ubuntu ou Mint, j’ai expérimenté des versions majeures « maudites » sur lesquelles certaines fonctionnalités n’ont jamais vraiment parfaitement fonctionné. La dernière dont je me souviens était l’implémentation de Samba sur une version de Mint. Jusqu’ici, je n’ai jamais connu deux versions maudites succéssives.
Enfin, dernier conseil : lire le manuel et le suivre à lettre (sauf « si on sait exactement ce qu’on fait », suivant la formule consacrée) :wink: