[Alternative TeamViewer] Outils d'assistance à distance

Bonjour à tous et toutes,

Je suis à la recherche d’outils d’assistance à distance du type teamviewer pour linux. Pour le moment la solutions que j’ai essayé et qui fonctionne paraitement bien est x2go mais son inconvénient majeur (je trouve) est qu’il nécessite le mot de passe de l’utilisateur (je trouve cela dérangeant de devoir demander son mot de passe à quelqu’un qui est assisté.

Grosso modo je cherche une solution simple à mettre en place et qui nécessite que l’utilisateur permette la connexion à distance soit par un mot de passe temporaire ou un bouton à cliquer. Je préfèrerais que la solution soit libre si possible.

Merci d’avance. =)

Regarde peut être vers https://www.dwservice.net/ l’avantage est que cela fonctionne pour l’intervenant à travers un navigateur web.

1 Like

+1 pour Marnic, également https://anydesk.com/fr/

Je vous remercie je trouve que dwservice est vraiment pratique. @abrx je crois que anydesk n’est pas libre…

Ah pardon je n’ai pas vérifié, j’avais la source depuis sebsauvage

Bonjour,

En cherchant « teamviewer » ici on trouve ce fil sur le même sujet. J’ai l’impression qu’il n’existe pas de solution qui soit à la fois complètement libre et très simple d’utilisation autant pour « l’aidant » que pour « l’aidé ».

Concernant DWService le seul code publié est celui de ce qu’ils appellent les « agents » (la partie qu’installe l’aidé), l’accès au code n’est pas mis en avant sur le site, il y a à ce jour un unique contributeur, deux propositions de modifications extérieures en attente, cette discussion sur la sécurité où l’auteur n’intervient pas, tout cela pour dire que pour ma part je ne suis pas très enthousiaste.

1 Like

Bonjour

Personnellement, j’utilise MeshCentral (c’est une license Apache 2.0).

C’est un peu plus compliqué qu’un TeamViewer ou DWService où la gestion est opérée par le « prestataire ». Ici, il faut préparer un serveur et déployer des clients. Ce qui veut dire qu’il faut pouvoir ouvrir ses ports IP sur le pare-feu (les ports communs HTTP et HTTPS par défaut). Le déploiement peut se faire en se connectant à l’interface web du serveur. Bien que le client puisse également fonctionner sans devoir l’installer.

Cela est sensé fonctionner sur Windows, Linux et Mac (j’ai même vu une possibilité sur BSD voire, même, sur RaspberryPI). Autant le serveur que le client (qui est nommé agent). Perso, j’ai mon serveur sur un VM sous Debian et j’ai déployer les agents sur des postes Windows. Mais j’ai fait un essai de l’agent sur mon portable perso sous Linux (sous ArchLinux, en fait mais cela n’a pas beaucoup d’importance car cela devrait fonctionner sur la plupart des distribution)

Il est possible de faire un contrôle du bureau, d’ouvrir un terminal à distance, de consulter les périphériques de stockage (et télécharger ou téléverser des fichiers), d’envoyer des notifications, et d’autres fonctionnalités que je n’ai pas encore totalement testées. Par ailleurs, un fois que l’agent est installé, les fenêtres UAC pour le mot de passe administrateur s’affichent. Cela ne marche donc pas si l’agent est en mode exécution uniquement.

Il y a encore des bugs par ci par là…

Je termine par un problème vraiment gênant: la gestion du clavier. En mode console, no soucis. En mode desktop, ça déconne… Je suis sur un clavier belge et me connecte à un poste doté d’un clavier belge. Eh bien, pas moyen de faire le \… Il faut que j’utilise la combinaison de touche [ALT]+92 pour le faire. Je regarde un peu le code source. Cependant, je manque un peu de temps pour trouver une soluce (bien que quelqu’un propose une solution propre aux claviers français sur le dépôt git du développeur https://github.com/Ylianst/MeshCentral/issues/1306, donc pas du tout un patch pour tout le monde :slight_smile: )

Voilà, ce n’est pas une solution idéale. Il faut mettre les mains à la pâte. Mais bon, au moins, c’est open source, on peut bidouiller pour mettre à sa mode et on en garde le contrôle.

OH, j’oubliais, cela peut également utiliser la technologie AMT des processeurs Intel (https://fr.wikipedia.org/wiki/Intel_Active_Management_Technology)

1 Like

Personnellement j’utilise Gitso avec mes clients sous linux (et à parament gitso serait multi-plateforme bien que maintenu uniquement coté debian). Très simple d’utilisation :
Depuis mon PC (avec la config de port qui va bien) je me met en support, et l’usager qui souhaite de l’aide n’a qu’a lancer gitso, indiquer l’ip (ou le nom de domaine dans mon cas) qui pointe vers chez moi du genre : support.moi.fr et valider.

Seul bémol, gitso n’est maintenu que sous linux, mais d’autre client/serveur VNC fonctionnent de la même manière en multi plateforme.

PS : quand je cherche des alternatives à un soft propriétaire, généralement je fais ça :
https://alternativeto.net/software/teamviewer/?license=opensource

Merci pour vos réponses,

je penses que je vais me tourner vers la solution de @1000i100 pour la raison que l’utilisateur⋅trice n’a pas besoin de faire des manipulations avec son pare-feu. Chose qu’il est difficile de demander à ma grand mère =D

Salut @1000i100, gitso à l’air chouette, mais je ne comprends pas pourquoi tu dis cela. La page du projet annonce que c’est aussi pour mac et windows.

J’ai eu l’impression qu’il n’est plus maintenu du tout, zut ! Dernières modifications il y a 5 ans et « This project is no longer active » sur la page du projet, mais tu as peut-être d’autres infos ?

que j’ai trouvé en regardant les issues ici : https://github.com/stephdl/gitso/issues/103

Sur le git de Debian, le code source n’a pas changé depuis 6 ans. Ce sont les ressources nécessaires à la création du .deb qui ont reçu des modifications.

Maintenant, ça ne veut pas dire que le code est mal fichu, non plus. Il peut toujours faire le job :slight_smile:

Le but du soft, si j’ai bien capté, c’est de faire une sorte de proxy entre un client (personne du support) et un serveur VNC (personne à dépanner). En fait, ce serait plutôt une connexion inversée: le serveur se connecte au client.

Le hic, c’est qu’il faut qu’un serveur VNC soit installé sur le poste de la personne à dépanner. C’est généralement par défaut sur un distribution Linux, si je ne m’abuse. Mais ce n’est certainement pas le cas sur les autres systèmes d’exploitation. Bien que je remarque que le dépôt original a une routine pour installer les logiciels client/serveur VNC pour Windows et Mac.

Mais pas avec le dépôt de Debian. Celui-ci s’est vu enlever les ressources des autres systèmes d’exploitation. Je ne suis pas sûr que cela fonctionnerait encore.

Par ailleurs, il faut que Python soit également installé. Ainsi que wxPython.

Je viens d’essayer de télécharger Gitso sur le git original pour essayer une version Windows… arf, c’est hard. J’arrive à l’exécuter après avoir passé beaucoup de temps à rendre le code compatible Python3. Et je ne suis pas un débutant en informatique. Alors, j’ose pas imaginer pour un non initié.

Un petit edit pour dire qu’en plus, il n’y a pas de connexion sécurisée, il me semble.

C’est dommage, l’idée était intéressante.

Fais une Pull Request \o/

Je viens de refaire un petit tour d’horizon pour chercher des solutions reverse VNC (type gitso) et je trouve des tuto plutôt que des outils « click for help »

Mais si ça peut aider, voila ce qui m’a semblé pertinent :
https://enunclic-cappel.fr/documents/aide-a-distance-avec-vnc/

http://www.finalclap.com/faq/476-vnc-teamviewer-alternative

Je ne suis pas d’accord. Je dirais plutôt :wink: :

Seul bémol… l’utilisateur n’utilise pas un système libre. Donc l’utilisateur élimine la possibilité gitso :frowning:

Être disponible uniquement pour Linux et non pas pour Windows ou Mac est une très bonne idée… et cela permet ainsi de tuer ces technologies / entreprises néfastes pour nos droits fondamentaux.

Le bémol est bien :

  • d’utiliser ces technologies (sur Windows / Mac, Android, iOS…) :wink: ou
  • que des solutions open sources présentes sur Linux existent aussi sur Windows ou Mac :frowning:

J’ai peur de partir en troll avec @195 arrêtez-nous si besoin :wink:

Le point de vu que tu défend m’évoque celui défendu par de nombreuses personnes aux idéaux fort (féministes, libristes, communistes…) qui partent de leur idéal et rejettent ce qui n’y rentre pas (et avec, ceux qui n’y adhèrent pas).

C’est une dynamique qui selon moi mène à un entre soi de personne partageant le même idéal et incapable de fédéré de grandir en touchant des personnes qui n’ont pas suivi le même chemin de pensé, ou de prise de conscience qu’eux.

S’en suis des luttes internes entre radicaux et modérés, alors que l’objectif / l’utopie est la même, mais les chemins diffèrent.

Au contraire, l’approche « modérée » que j’entends souvent associé au terme de « transition », utilise l’idéal, l’utopie comme un cap, et part de l’existant, de la norme, de la pensée dominante, pour réfléchir à comment accompagné ces gens, petit pas par petit pas, vers leur idéaux.

Cette approche me parle plus. Je la perçois plus collaborative, moins guerrière, plus respectueuses des individus là ou ils en sont de leur prise de conscience et donc là ou se trouve leur besoin de leur point de vu et en me plaçant en sachant/colonialiste/imperialiste/chef… qui sait mieux qu’eux ce qui est bon pour eux.

Bref, je crois dans la non violence pour faire évoluer les mentalités, la culture d’une civilisation, plutôt que dans la révolution violente qui choque et change brutalement l’institution, là ou les mentalités, la culture n’aura pas suivi et risque de corrompre le changement en insérant insidieusement les travers de l’avant dans le nouveau.

Et cette approche me semble transposable entre doctrine politique d’un état, rapport de privilège et d’oppression de genre, de peau… Ou rapport à la propriété intellectuelle et au logiciel libre.
Pour ma part, je suis pour faciliter une transition pas à pas, même si une partie des vertu du libre n’offre de bénéfice que si elles s’exprime dans un environnement entièrement libre.
Je préfère ça à penser deux monde qui s’oppose et dont le passage de l’un à l’autre est un grand saut dans le vide, angoissant, que peu de gens n’ose faire.

PS : si quelqu’un qui à les droit pour faire un topic séparé à partir de ces échanges passe par ici, ça me semble le plus pertinent pour laisser le topic d’origine sur une exploration d’outils technique face à un besoin. Le nouveau sujet me semblant plus être une réflexion théorique, politique et systémique au sujet du logiciel libre.

Je suis d’accord avec beaucoup de points évoqués… mais je ne crois pas qu’arrêter de fournir Windows, Mac, Android ou iOS soit une « révolution violente ou brutale » mais justement une approche ou un appel à découvrir un autre monde, un monde libre, que GNU/Linux existe, que tout le monde peut rejoindre une fois que la personne se sent prête ou qu’elle le veuille.

Je suis d’accord avec la description générale présentée, l’accompagnement non violent et bienveillant à faire mais pas avec les acteurs à qui justement profite la situation. Ce serait vouloir croire que ces acteurs peuvent faire partie de la solution. Et là se trouve l’erreur, selon moi.

Je crois d’autant plus que continuer à fournir des acteurs privateurs leur permet de se « réajuster » juste ce qu’il faut pour qu’ils continuent à pouvoir encore agir dans la nouvelle scène semi-privatrice. Cela est pour moi une

d’acceptation d’un monde privateur dans un monde soit-disant libre. Ce qui est important dans ce que j’ai pu comprendre entre les lignes de ta description, c’est une

pour le citoyen (et non pas pour l’acteur privateur). Et donc je pense que lui proposer, l’inviter à découvrir le monde du libre, le monde de GNU/Linux, des alternatives, ainsi que la philosophie d’une ré-appropriation de ses droits et utiliser

se fait avec des systèmes ouverts (sans ces acteurs en situation de monopole).

Cette approche

se fait par l’éducation (populaire ou autre) en les invitant à un monde libre… et non pas en mélangeant le libre dans le privateur.
Là étant le piège je pense d’un mélange des genres : la société évoluera certes vers un monde moins privateur, mais noyé dans un modèle qui reste malgré lui privateur.

A quoi cela sert d’améliorer une entreprise néfaste pour qu’elle soit moins pire ? (à qui profiteront nos actions ?)
C’est comme, par exemple, essayer de se battre :

  • pour que la nourriture de McDonald’s ne soit pas si néfaste et ainsi se justifier pour continuer à se nourrir chez eux (alors que des restaurateurs plus respectueux de la terre et des Hommes existent) ou
  • pour que Facebook respecte un peu mieux notre droit à la vie privée et ainsi se justifier pour continuer à l’utiliser (alors que des alternatives propres et décentralisées existent)

Je pense qu’aujourd’hui nous pouvons justement proposer et

avec les technologies libres existantes.

Ceci étant dit, je suis d’accord et volontaire pour une évolution consciente et non violente telle que j’ai pu le comprendre dans la description faite.